C’est une colline enchantée, coiffée de cèdres centenaires inscrivant l'espace dans le temps long d’une histoire chère à la mémoire savoyarde...

Patrimoine hospitalier

Les bâtiments de l’asile psychiatrique

Au XIXe siècle, la commune de Bassens fut choisie pour remplacer l’asile d’aliénés de la Savoie autrefois situé à Betton. Les premiers travaux commencèrent le 26 août 1853. L'Ancien Hôpital, classé monument historique, a été construit sur les plans de l’architecte Denarié. Il abrite deux salles remarquables : l'ancienne salle des commissions administratives et l'apothicairerie. Cet ensemble architectural est entouré pare un parc arboré de 2 hectares.

Très vite, il apparu qu’il fallait procéder à l’extension de l’asile. C’est la raison pour laquelle le domaine de Bressieux, contigu à l’asile de Bassens, fut acquis en 1877. Dans cette propriété coulait une source, la Colombe, apportant de l’eau qui faisait défaut en période de sécheresse. De nouveaux pavillons de malades furent construits. Vers 1930, l’asile abritait près de 1000 malades. L’asile, qui entre temps a pris le nom de Centre Hospitalier Spécialisé de la Savoie (CHS), est aujourd’hui un établissement public dont la mission est de dispenser des soins en santé mentale à la population sur l’ensemble du département de la Savoie

Sur le plan ci-dessous, qui date de décembre 1982, est indiqué le cimetière dit des « oubliés » ou des « incurables ». Il était situé à proximité de Galion. C’est sous ce dernier terme que l’on désignait autrefois les gens atteints de folie. Et comme ils n’étaient une préoccupation pour personne, on les « oubliait ». En 1989, afin de construire une agence bancaire à cet endroit, le transfert des restes de ces malheureux a été effectué en partie dans les familles et en partie dans un ossuaire dans le cimetière communal.
Notez au passage sur ce plan, le tracé du Nant Petchi qui a bien souvent débordé et inondé une bonne partie de la Plaine. Le Cours d’eau est maintenant en partie canalisé vers la Leysse.

Portrait du Général Comte de Boigne, bienfaiteur de l’asile de Bassens. La rente annuelle de 15 000 livres qu’il accorda à l’asile permit de subvenir aux frais de nourriture, soins et entretien des aliénés.

 

Perspective cavalière de l’asile en 1852

Salle de l’ancienne pharmacie appelée alors Apothicairerie
Actuellement, cette salle abrite la collection de pots à pharmacie de l’ancien Hospice de la Charité de Chambéry. Les vases sont pour la plupart en faïence à décor de feuillage bleu d’époque XVIII° siècle. Cette collection avait été déposée préalablement au Musée Savoisien en 1982.

L’ancienne conciergerie

L’ancienne entrée de l’asile

A l’intérieur du bâtiment principal

La Ferme de Bressieux

Dans une démarche classique pour l’époque, l’administration de l’hôpital psychiatrique fit construire en 1882 un bâtiment qui abritait pêle-mêle activités d’élevage et agricole. L’hôpital vivait en effet en autarcie et les soins aux malades s’intégraient dans une activité de production permettant de faire face aux besoins de l’ensemble de la communauté.

Un petit bâtiment existait en bordure du chemin de Mérande (canal) pour l’abattage des bêtes.

Les progrès thérapeutiques conduisirent dès les années 60 à abandonner progressivement ces activités agricoles au bénéfice des malades. La fermeture de la Ferme sera effective le 1er octobre 1973. En 2009, la commune signe un bail (65 ans) pour occuper le Ferme. Rachetée en 2015 par la municipalité de Bassens, elle abrite désormais la mairie, un lieu culturel et artistique, ainsi qu’une médiathèque.

La Ferme d’hier, bâtiment des subsistances du CHS

La Ferme d’aujourd’hui abritant la mairie, la médiathèque et un centre culturel

Historique du lieu

Le patrimoine militaire

La construction du casernement de la Garde républicaine mobile a été réalisée entre 1937 et 1939 après que Bassens et Chambéry aient cédé des terrains en bordure de la toute nouvelle RN 512.

Le casernement sera appelé « Quartier Lasalle » en 1945. Le général Lasalle était un général d’Empire, un hussard de Napoléon qui a dit de lui : « Il suffit d’un coup de plume pour créer un préfet, mais il faut 20 ans pour faire un Lasalle ».
La Garde républicaine mobile a pris le nom de Gendarmerie mobile en 1954. Rappelons que cette dernière est spécialisée dans le maintien ou le rétablissement de l’ordre. Dans ses missions quotidiennes, elle participe à la sécurité publique générale, aux côtés de la Gendarmerie départementale.

Sur les Monts de Bassens, l’autorité militaire achète en 1933, 12 ha de terrain pour en faire un terrain d’exercices et de manœuvres pour les chasseurs alpins du 13° B.C.A. Ce terrain militaire empêche jusqu’à présent toute velléité de construction. Ce poumon vert fait le bonheur des promeneurs et des randonneurs.

La garde républicaine à cheval

Ancienne entrée de la caserne de gendarmerie mobile sur la rue de Gonrat

Vue aérienne de la gendarmerie aujourd'hui

Entrée de la caserne