C’est une colline enchantée, coiffée de cèdres centenaires inscrivant l'espace dans le temps long d’une histoire chère à la mémoire savoyarde...

Château et maisons fortes

Bassens a accueilli sur son territoire diverses constructions appartenant à la noblesse locale. Au cœur de domaines fonciers, les maisons fortes étaient des résidences fortifiées de petits seigneurs ou de bourgeois devenus riches exerçant des offices importants. Leur fonction défensive, disparaît au Moyen-âge au bénéfice de l’aspect résidentiel. Plusieurs sont encore des maisons d’habitation.

Le Château de Bressieux

Ancienne maison forte au Moyen-âge, son plus ancien propriétaire connu est Louis Gallier, seigneur de Bressieu en Bauges et écuyer du Roi (vers 1527). Le château, situé au centre de la propriété, auquel on accède par une allée monumentale plantée actuellement de platanes, a été plus important. Un incendie survenu au XVIIIe siècle a en effet détruit la partie située à l’avant du bâtiment actuel.

On distingue deux époques distinctes : les deux tours rondes sont des spécimens du XVIe siècle, vestiges d’une ancienne maison forte. La belle façade principale est de style Louis XV.

Depuis 1877, le château de Bressieux est intégré à l’hôpital psychiatrique. C’est à cet endroit qu’étaient implantées encore récemment, deux écoles : l’école de musique intercommunale et une école de dessin.

Le château de Bressieux

Le clos Lambert

Le Clos Lambert (entrée principale rue de l’Eglise)

La maison forte Lambert, n’a gardé de son origine féodale qu’une tour dont la porte est datée du XVIe siècle sur laquelle on trouve un écusson aux armes des Lambert. Son premier possesseur fut le chevalier de Bacin, premier titre de seigneurie attesté à Bassens. Ce personnage servit de témoin au comte Amédée V, lors du traité de 1314 avec le Dauphin de Viennois. La demeure passa ensuite à différentes familles.

Au début du XXe siècle, la maison appartenait aux comtes Chambost de Lépin. Tancrède de Chambost, fut maire de Bassens à partir de 1865. Il légua cette propriété à son dernier fils Henry. La fille de ce dernier, Geneviève, fut la première femme à siéger au conseil municipal de Bassens. Actuellement, la maison est la propriété de la famille Hancy, alliée de la famille Fourest qui a occupé les lieux durant de nombreuses années.

La demeure du « Verger du Mont »

Cette demeure du XVIe siècle est facilement repérable en haut de la rue de l’église grâce à un majestueux cèdre du Liban qui daterait, dit-on, du temps de Louis XIV !

On y accède par un beau portail en fer forgé du XVIIe s. Le Verger du Mont est flanqué d’une tour carrée du XVIIIe s. À l’intérieur, tout rappelle avec élégance l’influence sarde : salle du billard au rez-de-chaussée, avec un très beau plafond à l’italienne orné de fresques, grand escalier rose qui conduit aux étages. Sur la cheminée de la salle à manger, sont peints des écussons de différents propriétaires successifs. Dans un petit oratoire dédié à Saint François de Sales, on peut voir dans le mur le départ d’un souterrain qui a servi à cacher des prêtres réfractaires pendant la Révolution.

A l’origine, ce furent les Métral de Châtillon, marquis de Chignin, qui occupèrent les lieux durant plus de cent ans. La demeure passa ensuite à différentes familles. Depuis 1870, elle est la propriété de la famille Decouz.

A proximité du portail monumental du Verger des Monts, daté du XVIe siècle, est apposée une plaque en souvenir de Georges Lamarque, un résistant, fusillé par les nazis en septembre 1944 à Luze en Haute Saône. Sa famille et lui venaient régulièrement à Bassens dans leur maison de campagne de la rue éponyme (ex rue de dessous-les-Vignes).

La demeure du « Verger du Mont »

La maison forte du Mollard

La maison forte du Mollard

Elle est située au-dessus de la voie gallo-romaine, route de saint Saturnin. Elle date du Moyen-Age (XV° ou XVI° siècles). Restaurée en habitation, on peut encore observer des portes à chanfreins et sous le toit une ligne de corbeaux de pierre permettant la mise en place de hourds en bois.

Habitations anciennes de caractère

La Villa Mexico

La Villa Mexico

Elle est située avenue de Turin. A l’origine, elle a été la maison de campagne de la famille aristocratique de Morand dont l’hôtel éponyme se trouve rue Basse-du-Château à Chambéry. La tradition sénatoriale de Chambéry, héritée depuis le milieu du XVI°siècle, a incité en effet les familles nobles à vivre l’hiver en ville et l’été à la campagne. Remaniée vers 1860 par un « barcelonnette » mauriennais ayant émigré au Mexique (d’où le nom de la Villa), elle est construite selon le style néo-classique sarde. Résidence des Poraz puis des Petit-Barrat, elle est depuis 1920 propriété des familles alliées Brun, Raynaud et Blanchet.

Le parc abrite un Gingko biloba datant de 1857, specimen le plus vieux de l’agglomération.

Le Clos des Avettes

Le Clos des Avettes

Habitée par la famille Delaunay, la maison est située route de Saint Saturnin dans le quartier des Cochettes au-dessus du Clos Bressieux.
Très ancienne maison, la mappe sarde faisait déjà mention à cet endroit d’un édifice. Plusieurs fois remaniée, elle était à l’origine une exploitation viticole comme l’atteste à la présence d’un magnifique pressoir dans le cellier et l’existence de vignes devant et au-dessus de la maison. A la construction de l’asile d’aliénés, elle servit de résidence au directeur de l’hôpital. La famille Delaunay occupe la maison depuis 1961.

La maison Durif sise chemin des Monts

Anciennement maison de la famille Bernat.

La maison Durif

La maison Mayer/Desebbe (route de saint Saturnin)

Cette maison date de 1891. Monsieur Léon Desebbe, disparu il y a quelques années, a beaucoup œuvré pour faire connaître le patrimoine de Bassens. Sur le document, Philomène, la belle-mère de Léon, pose pour la photographe (1920).

La maison Mayer/Desebbe

La maison Duchâteau-Arminjon

La maison Duchâteau-Arminjon, sise route de Vérel

Elle faisait partie d’un domaine plus vaste. L’achat de terrains a permis la construction de l’ensemble résidentiel du Praz du Nant (PC en 1979). Cette maison a été habitée au XX° siècle par l’avocat Charles Arminjon (1874-1966), un ancien président de l’Académie de Savoie, qui eut 10 enfants dont Ernest Arminjon qui fut chanoine de la cathédrale de Chambéry. Lors de la construction des immeubles du Praz du Nant, on a retrouvé lors de destruction de l’écurie, une poutre portant la date de 1667, preuve que l’habitation est fort ancienne.

La maison Aguettaz

Maison Aguettaz sise rue Lamarque

C’est devant cette maison qui a abrité autrefois un restaurant, que se trouvait un grand pré qui accueillait chaque année la grande vogue de Bassens. Le restaurant a pris différents noms au cours du temps : auberge du Pré carré, auberge des Près, auberge du Formanoir, auberge des Près de nouveau. C’est désormais la maison d’un particulier.